Newsletter numéro 7 – Janvier 2015

CCPATH VOUS SOUHAITE UNE BONNE ANNEE 2015

FICHES PRATIQUES

1-e DERMATOLOGIE : LES DERMATOSES AUTO-IMMUNES DU CHIEN

D’après les cours modulaires en dermatologie du GEDAC niveau II (oct2014)

 

Il s’agit de dermatoses raresreprésentant environ 1  cas / an dans une clientèle d’un praticien généraliste.

Leur traitement fait appel aux immunomodulateurs. La mise en place du traitement est sous condition d’un diagnostic de certitude.

PEMPHIGUS FOLIACE : prédisposition des colleys, bergers allemands et briards, jeunes adultes (âge moyen 4 ans).

  • lésions érythémateuses avec érosions et croûtes car les pustules et bulles sont très fragiles.
  • atteinte symétrique du chanfrein, de la truffe, des pavillons auriculaires +/- de la région périoculaire.
  • parfois, atteinte des coussinets et des espaces inter-digités.

Suspicion cytologique de la maladie par cytoponctions des bulles et pustules.

Diagnostic histologique.

Le traitement permet de contrôler la maladie dans 50 à 90% des cas.

PEMPHIGUS VULGAIRE : maladie rarissime (1 cas/1000 dans une clientèle de cas référés en dermatologie).

  • vésicules et ulcères
  • atteinte de la cavité orale dans 90% des cas + atteinte des jonctions cutanéo-muqueuses +/- atteinte de l’état général.

Diagnostic histologique

Pas de traitement efficace. 50% des cas décèdent ou sont euthanasiés (douleur très importante).

LUPUS DISCOÏDE : prédisposition des colleys, bergers allemands, huskys et braques.

  • lésions croûteuses, fissures et dépigmentation; disparition des dermatoglyphes de la truffe.
  • atteinte faciale dont la truffe .
  • atteinte plus rare des pavillons auriculaires, de la cavité orale, des organes génitaux et des coussinets.
  • pas d’atteinte des pieds ni de  l’état général.

Diagnostic histologique

Le traitement consiste à réduire l’exposition solaire de l’animal et à protéger les zones concernées par de la crème solaire.

LUPUS ERYTHEMATEUX SYSTEMIQUE : prédisposition des colleys, bergers allemands et shetlands.

  • fièvre, polyarthrite, protéinurie, fonte musculaire.
  • lésions cutanées érosives sur la face, les membres, l’ars et la région inguinale.

Diagnostic histologique

Pronostic et réponse au traitement variable selon les organes atteints.

 

1-e DERMATOLOGIE : DERMATOSES PRURIGINEUSES ET GRANDS SYNDROMES DU CHAT

D’après les cours modulaires en dermatologie du GEDAC niveau II (oct2014

 

Il existe 4 grands syndromes chez le chat : la dermatite miliaire, le prurit cervico-facial, le complexe granulome éosinophilique et l’alopécie extensive féline.

Pour tout grand syndrome, il faudra rechercher la cause qui est le plus souvent d’origine allergique :

  • dans 70% des cas il s’agit d’une hypersensibilité aux piqûres de puces; dans 10 à 25% des cas il s’agit d’une allergie alimentaire et dans 5 à 20 % des cas il s’agit d’une atopie.

Les autres causes à connaitre sont :

  • la cheylettiose et la phtiriose se traduisant par une  dermatite miliaire ;
  • l’infestation à Otodectes se traduisant par un prurit cervico-facial;
  • l’infestation à Démodex  se traduisant par une alopécie extensive féline;
  • la pyodermite  se traduisant par une dermatite miliaire;
  • la cause comportementale (cause psychogène)  se traduisant par une alopécie extensive féline.

Le diagnostic fait appel selon les cas à la clinique, aux raclages cutanés, au trichogramme, à l’examen cytologique, à l’examen histologique, aux intradermo-réactions, à la recherche d’agents infectieux par PCR ou cultures, aux régimes d’éviction.

La stratégie thérapeutique consiste en un traitement antiparasitaire drastique associé dans un premier ou un second temps à un régime alimentaire d’éviction. Outre le traitement étiologique (éviction des ectoparasites ; alimentation hypoallergénique +/- hyposensibilisation par intradermo-réactions, un traitement symptomatique peut être justifié (corticothérapie/ anti-histaminique, immunomodulateur tel que la ciclosporine, acide gras essentiel). Une antibiothérapie sera conseillée lors de surinfection bactérienne des lésions.

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INFORMATIONS PRATIQUES

LES TARIFS CCPATH DEMEURENT INCHANGES POUR 2015

RESULTATS EN 48H APRES RECEPTION DES PRELEVEMENTS

PAGE PRIVATIVE POUR TOUS LES CLIENTS CCPATH

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Newsletter numéro 6 – janvier 2014

MEILLEURS VOEUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE !!

L’ENGAGEMENT CCPATH

1-e Rapidité, Adaptabilité et Minimisation des coûts

Nouvelle année, nouveau départ,   nouvelles résolutions ! C’est le moment idéal pour découvrir les services CCpath :

VOS RESULTATS DANS LES 48H

(après réception des prélèvements)

BILANS DIAGNOSTIQUES ANAPATH+BACTERIO + PCR

(un seul envoi, un seul compte-rendu)

TARIFS AVANTAGEUX

(analyse histologique à partir de 33€, offre tarifaire réseau)

SITE INTERNET www.ccpath.fr

(mise à disposition de tous vos documents sur votre page privative)

LES TARIFS CCPATH

 

2- Histopathologie, Cytopathologie, Immunohistochimie :

 

HISTO

CYTO

IMMUNO

BILAN
DIAG

BIOPSIES

40

UN
ORGANE

25€

KI67

30€

ANAPATH +
BACTERIO

95€

PIECES
OPERATOIRES

petite 33€ ; moyenne 40€ ; grande
45€

PLUSIEURS
ORGANES

10€/org
suppl

TYPAGE 4
Ac

90€

ANAPATH + 1
PCR

100€

 

3- Acheminement des prélèvements :

Les tarifs CCPATH dissocient le prix de l’analyse et de l’acheminement ; vous pouvez ainsi opter pour un envoi postal ou un dépôt des prélèvements directement au plateau technique de Toulouse.

CCPATH met à votre disposition un service de transporteur : 15€/acheminement à rajouter au prix de l’analyse ci-dessus.  Le transporteur vient chercher le colis à votre clinique, le lendemain de la demande.
Possibilité de transports groupés. Service proposé à tous les vétérinaires de la France métopolitaine.

GALERIE PHOTOS

4- Pour le plaisir, pour la formation, par curiosité… :


Aspergillose nasale

 Métastase intramusculaire d’un adénocarcinome

5-Téléchargez, recevez, surfez…

Les feuilles de commémoratifs

Aide à la réalisation  de vos prélèvements

Les newsletters  CCpath

Les publications  CCpath

Adresses utiles

Newsletter numéro 5 – septembre 2013

CCPATH PARTENAIRE

1-   16e CONGRES DE EVSSAR

Le 5 et 6 juillet 2013, à l’hôtel Palladia de Toulouse Purpan, se tenait le congres européen de reproduction et de pédiatrie des chats, chiens et animaux exotiques. CCpath s’investit toujours plus auprès des praticiens vétérinaires, dans leur pratique quotidienne mais aussi dans leur domaine de référé.

ACCEDER AU SITE DE L’EVSSAR  (the European Veterinary Society for Small Animal reproduction)

 

FICHES PRATIQUES

2- NOUVELLES FICHES THEMATIQUES CCPATH

L’espace client général de CCpath met à votre disposition les tarifs des analyses CCpath (histo, cyto, immuno, bilans diagnostiques) et des fiches thématiques sous forme d’arbres décisionnels pour vous aider chaque jour dans votre pratique quotidienne de la médecine vétérinaire.
CCpath vous propose deux nouvelles fiches pratiques :

DIAGNOSTIC DES PATHOLOGIES PROSTATIQUES DU CHIEN d’après l’intervention du Dr X.Levy, dipl ECAR. 

DIAGNOSTIC DES PATHOLOGIES HEPATIQUES d’après la classification et les recommandations WSAVA.

Retrouvez également les autres fiches pratiques CCpath sur l’espace client général du site www.ccpath.fr, dont voici quelques extraits :

 

EXCLUSIVITE

3- PAGE PRIVATIVE CCPATH : UN ESPACE WEB D’ECHANGES

Dés réception de votre premier prélèvement, CCpath crée votre page privative dans laquelle, vous pouvez :
– Suivre le cheminement de vos analyses (enregistrement, technique, lecture) ;
– Télécharger vos comptes rendus et factures ;
– Télécharger les photos des lames lues ;
– Accéder à des données bibliographiques sélectionnées par CCpath
Pour connaître les prestations CCpath, cliquez ICI.

Embole d’un carcinome épidermoïde dans un sinus sous-capsulaire du nœud lymphatique de drainage.

Newsletter numéro 4 – janvier 2013

DECOUVERTE

1-LES CONSEILS DE SPECIALISTES

 CCPATH a eu leplaisir d’assister au congrès de L’AFVAC à Paris en décembre2012.

Afin de vous offrir les meilleurs conseils, CCpath a recueilli pour vous les recommandations des spécialistes en Dermatologie, Neurologie, Reproduction et Ophtalmologie et a mis en ligne des fiches pratiques d’aide à la réalisation des prélèvements.

2-LES FEUILLES DE COMMEMORATIFS SPECIALISEES

Les feuilles de commémoratifs sont longues à remplir pour les praticiens et pourtant, elles améliorent considérablement les échanges entre eux et le laboratoire si elles renferment les informations utiles au diagnostic. C’est pourquoi CCpath travaille en amont et vous offre la possibilité de remplir des fiches ciblées avec des cases à cocher pour plus de rapidité :

Mais aussi la feuille de commémoratifs spéciale chat : Examen histologique CHAT « DIVERS »

venez les découvrir : feuilles de commémoratifs !

En savoir plus sur les prestations du laboratoire CCPATH.

FORMATION

3-Quel est votre diagnostic cytologique ?

(A)           Epanchement thoracique chez un chat présentant une dyspnée :

 

(B)                 Ponction de LCR chez un chat présentant des tremblements et une ataxie des 4 membres avec hyperthermie fluctuante :



 

Réponses :

(A) Diagnostic cytologique d’épanchement carcinomateux

(B) Mise en évidence d’une importante pléocytose à dominante neutrophilique qui chez le chat oriente vers deux principales hypothèses : la péritonite infectieuse féline et une méningo-encéphalite bactérienne. Dans le cas présent, la recherche PCR sur LCR a confirmé le diagnostic de PIF.

 

 

 

Newsletter numéro 3 – septembre 2012

DECOUVERTE

1- LES BILANS DIAGNOSTIQUES CCPATH

Depuis janvier 2011, CCPATH collabore avec d’autres laboratoires toulousains pour vous offrir un service optimal :

 

Faites des économies :

un seul acheminement pour plusieurs analyses

bénéficiez de la tarification réseau de CCpath même sur les bilans diagnostiques

Simplifiez vos envois :

un seul acheminement pour plusieurs analyses

Optimisez votre démarche diagnostique et confrontez directement l’avis de différents spécialistes :

un seul compte rendu pour un ensemble d’examens complémentaires

simplifiez votre comptabilité :

 une seule facture

 

 

En savoir plus sur les prestations du laboratoire CCPATH.

 

FICHE PRATIQUE

 

2-Les lésions du complexe fibrosarcome félin : pronostic et suivi clinique.

(A) LE COMPLEXE FIBROSARCOME FELIN (FSK), QU’EST CE QUE C’EST ?

Le complexe FSK félin est un continuum lésionnel rencontré dans l’espèce féline dans lequel une lésion strictement inflammatoire (panniculite) se transforme en processus néoplasique (sarcome) à plus ou moins court terme.

Tout traumatisme et/ou inflammation du tissu adipeux sous-cutané (pannicule) est susceptible d’évoluer en panniculite puis en tumeur ; c’est pourquoi, chez le chat, chaque blessure (griffure, morsure, AVP, …) et tout acte médicochirurgical invasif (injection, sutures, …) devront être pris au sérieux et devront bénéficier d’un suivi clinique rapproché.

A1-CARACTERISTIQUES ANATOMOPATHOLOGIQUES DE L’INFLAMMATION APPARTENANT AU COMPLEXE FSK.

La lésion inflammatoire du complexe FSK se caractérise histologiquement par une inflammation granulomateuse du pannicule ; ce dernier se voit dilacéré et remplacé par un infiltrat interstitiel et diffus de macrophages activés aboutissant à la formation d’une ou plusieurs nappes nodulaires de macrophages. Le contingent macrophagique est accompagné par un infiltrat plus ou moins abondant de lymphocytes et plasmocytes que l’on retrouve en périphérie des nappes macrophagiques ou en topographie périvasculaire. L’inflammation granulomateuse entraîne l’activation des fibroblastes du stroma qui prolifèrent au contact du contingent inflammatoire et au delà. Le stroma devient fibroplasique et/ou fibreux et/ou fibromateux en fonction du degré de synthèse de fibres de collagène et de l’activité nucléaire des fibroblastes.

A2-CARACTERISTIQUES ANATOMOPATHOLOGIQUES DES TUMEURS APPARTENANT AU COMPLEXE FSK.

Les tumeurs appartenant au FSK sont issues de la transformation sarcomateuse d’un ou plusieurs contingents cellulaires caractérisant la lésion inflammatoire du complexe FSK ; le plus souvent c’est le contingent fibroblastique qui devient tumoral : fibrosarcome appartenant au complexe FSK félin. Parfois, le contingent macrophagique et fibroblastique se tumorise en histiocytome fibreux malin ou en sarcome histiocytaire appartenant au complexe FSK félin. Le contingent lymphoïde peut aussi devenir tumoral : lymphome sous cutané appartenant au complexe FSK félin.

La prolifération tumorale du complexe FSK est systématiquement associée à un reliquat plus ou moins important de la lésion inflammatoire sous-jacente ; critère indispensable à la classification de cette tumeur dans la catégorie des tumeurs appartenant au complexe FSK félin. Quel que soit le contingent cellulaire qui se transforme, le pronostic reste grossièrement semblable.

A3-CARACTERISTIQUES CLINIQUES DES LESIONS APPARTENANT AU COMPLEXE FSK.

Toute anomalie de forme et/ou de consistance d’un tissu situé en lieu et place d’un traumatisme récent ou ancien devra être considéré comme une possible lésion appartenant au complexe FSK félin. Il peut s’agir d’une induration tissulaire persistante ou l’apparition d’une lésion nodulaire indurée sur un site de traumatisme ou d’injection. Le pannicule adipeux sous-cutané est préférentiellement atteint mais les lésions appartenant au FSK félin sont susceptibles de se développer dans un muscle, l’oeil ou même le tissu adipeux mésentérique. Compte tenu des sites anatomiques couramment concernés par la vaccination, les lésions du FSK sont rencontrées très fréquemment en zone scapulaire et interscapulaire.

(B) DIAGNOSTIC DES LESIONS DU COMPLEXE FSK FELIN

Un examen cytopathologique permet dans la plupart des cas d’identifier une lésion du complexe FSK félin. Les étalements réalisés à partir de la cytoponction à l’aiguille fine de la lésion révèlera un fond de frottis inflammatoire (macrophages, lymphocytes et plasmocytes) en présence ou non d’un contingent cellulaire mésenchymateux atypique (transformation tumorale ou non). La cytoponction peut cependant avoir été pratiquée dans un site purement inflammatoire : la lésion du complexe FSK sera diagnostiquée mais pas sa transformation tumorale.

Examen cytologique en faveur d'une panniculite granulomateuse

Examen cytologique en faveur d'un histiocytome fibreux malin, tumeur appartenant au complexe FSK félin

 

Un examen histopathologique par biopsies n’apportera que peu d’information supplémentaire par rapport à un examen cytopathologique puisque les biopsies peuvent également être réalisées dans un site purement inflammatoire et l’examen connaîtra donc les mêmes limites que le diagnostic cytologique. Par contre l’examen histopathologique de la lésion dans son intégralité permettra de poser le diagnostic complet : lésion du FSK avec ou non tansformation tumorale. De plus l’examen histopathologique de la pièce opératoire fournira des données pronostiques importantes telles que le caractère complet ou non de l’exérèse, le caractère bien ou mal délimité de la prolifération tumorale et la présence ou non de lésions inflammatoires persistantes, éparses, susceptibles de subir à nouveau une transformation tumorale à terme.

Panniculite granulomateuse appartenant au complexe FSK félin

Fibrosarcome appartenant au complexe FSK félin

 

(C) PRONOSTIC DES LESIONS APPARTENANT AU COMPLEXE FSK

Lors de panniculites chroniques avec contingent granulomateux et fibroplasique appartenant aux lésions inflammatoires du complexe fibrosarcome félin, le pronostic devra être réservé en raison d’un risque de récidive locale et de transformation sarcomateuse à plus ou moins long terme en raison du continuum lésionnel connu de ce type de lésion.

Lors de tumeur (sarcome) appartenant au complexe FSK félin, le pronostic devra être réservé en raison de risques très importants de récidive locale après exérèse chirurgicale (tumeur localement très agressive) et de risques faibles mais réels de dissémination métastatique (dissémination métastatique par voie sanguine en principe). D’après « small animal clinical oncology », Withrow and Vail, 4e Ed, 2007, 12 à 26 % des cas développent des métastases à distance (temps médian d’apparition des métastases : 265 jours).

(D) CONDUITE THERAPEUTIQUE ET SUIVI CLINIQUE DES LESIONS APPARTENANT AU COMPLEXE FSK

Selon « small animal clinical oncology », Withrow and Vail, 4e Ed, 2007, il est recommandé, de prévoir une exérèse chirurgicale large (au moins 2 cm de marges latérales et profondes) pour toute masse apparue sur un site d’injection ou de traumatisme :

  • qui persiste 3 mois après la vaccination ou le traumatisme
  • dont la taille est > 2 cm de diamètre
  • dont la taille augmente encore 4 semaines après l’injection ou le traumatisme.

La lésion devra faire l’objet d’une analyse histopathologique afin de poser le diagnostic de lésion inflammatoire et/ou tumorale appartenant au complexe FSK félin.

En cas de lésion purement inflammatoire, une surveillance clinique rapprochée est conseillée afin de détecter toute évolution suspecte du site opératoire et de réaliser une réintervention chirurgicale large en cas d’apparition de nouvelles lésions.

En cas de lésion tumorale, bien que les risques de dissémination métastatique sont faibles, la réalisation d’un bilan d’extension est conseillé (clichés thoraciques) et, dans l’idéal, il devrait être renouvelé 1 an plus tard compte tenu du temps médian d’apparition des métastases qui est approximativement de 9 mois. Le traitement de choix consiste en une chirurgie d’exérèse large (au moins 2 cm de marges latérales et profondes) associée à une radiothérapie adjuvante (certaines cliniques vétérinaires proposent aujourd’hui des protocoles de radiothérapie adaptée à la médecine vétérinaire et en particulier à ce type de pathologie avec une hospitalisation de l’animal d’environ 1 semaine pour un coût approximatif de 600 – 800 euros). Selon « small animal clinical oncology », Withrow and Vail, 4e Ed, 2007, la radiothérapie lorsqu’elle est envisagée devrait débuter si possible dans les 14 jours après la chirurgie initiale car au-delà l’effet sur l’intervalle de temps sans maladie (ISM) diminue ; le temps médian avant première récidive est (i) de 79 jours lors d’exérèse limite, (ii) de plus de 325 jours lors d’exérèse large (iii) de 405 jours pour environ 40% des cas ayant bénéficier d’une radiothérapie post-chirurgicale, les autres 60% n’ayant pas présenté de récidive. En ce qui concerne la chimiothérapie systémique à base de doxorubicine, son intérêt est controversé selon les études.
Un contrôle régulier est préconisé sur une période d’environ 2 ans. Une exérèse précoce et d’emblée la plus large possible devra être envisagée en cas de récidive, sachant qu’à chaque récidive le pronostic s’assombrit et le potentiel agressif et récidivant de la tumeur augmente.

Newsletter numéro 2 – janvier 2012

INNOVATION

1-L’OFFRE TARIFAIRE RESEAU DE CCPATH

Comment bénéficier de la tarification « réseau » de CCpath ?

Bénéficier de la tarification « réseau » de CCpath en créant votre propre réseau virtuel et en choisissant la facturation mensuelle :

Jusqu’à 12% de remise immédiate sur votre facture mensuelle.

L a remise s’applique à toutes les analyses CCpath y compris les bilans diagnostiques!!
Aucun engagement de durée : le calcul se fait sur le nombre de prélèvements reçus dans le mois par l’ensemble des cliniques et cabinets du réseau !!

Pour plus de détails, consultez l’offre tarifaire complète :

FICHE PRATIQUE

2-La biopsie médullaire : Quand et Pourquoi ?

(A) QUAND ENVISAGER UNE EXPLORATION DE LA MOELLE OSSEUSE HEMATOPOIETIQUE ?

Quatre situations cliniques distinctes doivent inciter à  explorer la moelle osseuse hématopoïétique :

1-    Anomalie quantitative de la NFS suggérant la participation d’une altération centrale de l’hématopoïèse ;

2-    Anomalies qualitatives des cellules sanguines circulantes à la lecture du frottis sanguin ;

3-  Bilan d’extension ;

4-    Exploration des fièvres d’origine indéterminée (FOI).

Pour plus de détails :

 

(B) LES INDICATIONS DU MYELOGRAMME : 

Le myélogramme est une exploration cytologique de la moelle osseuse hématopoïétique;
il repose sur l’observation et l’interprétation des éléments suivants :

1-    la morphologie des cellules

2-   la proportion respective des différentes lignéescellulaires

3-   la présence de cellules inflammatoires

4-   la découverte de cellules métastatiques

Pour plus de détails :

Par  conséquent, le myélogramme permettra d’une part d’exclure en première intention une aplasie médullaire si les frottis apparaissent riches en cellules et d’autre part d’accéder aux détails cytologiques des différentes lignées cellulaires

 

(C) LES INDICATIONS DE LA BIOPSIES MEDULLAIRES : 

La biopsie ostéomédullaire est un examen histopathologique de la moelle osseuse hématopoïétique ;

il repose sur l’aspect architectural de la moelle osseuse hématopoïétique en évaluant les éléments suivants :

1- répartition des différentes lignées cellulaires au sein des espaces médullaires,

2- nature et abondance du stroma conjonctivo-vasculaire de soutien,

3- proportion  des différentes lignées cellulaires,

4- morphologie des cellules,

5- découverte de foyers inflammatoires ou de cellules métastatiques.

La biopsie ostéo-médullaire permet de poser le diagnostic final d’aplasie médullaire.

Pour plus de détails :

 

(D) CHOIX DE L’EXAMEN : 

Sauf exception, le myélogramme doit toujours précéder la biopsie ostéo-médullaire.

  • La biopsie ostéo-médullaire peut compléter le myélogramme et fournir des données pronostiques quand le myélogramme aboutit au diagnostic de syndrome myélodysplasique et/ ou myéloprolifératif chronique, d’infiltration leucémique ou lymphomateuse  (évaluation histologiques des lésions irréversibles telles que la fibrose, pourcentage de surface médullaire infiltrée, ….).

La biopsie médullaire peut également faire l’objet de colorations complémentaires et d’immuno-marquages si nécessaire.

  • La biopsie médullaire doit systématiquement être réalisée lorsque la qualité du myélogramme s’avère médiocre.
  • Préférer d’emblée la biopsie ostéo-médullaire pour les suspicions d’aplasie médullaire, pour rechercher une fibrose médullaire ou pour identifier des lésions focales (granulomes, envahissement tumoral métastatique, myélome …).

Pour plus de détails :

 

 

Remarque : Si l’animal s’avère difficile à manipuler et qu’une anesthésie générale est nécessaire pour la réalisation d’une ponction, d’une prise de sang ou autre, il est conseillé de réaliser concomitamment le myélogramme et la biopsie médullaire. Le myélogramme est analysé dans un premier temps, la biopsie médullaire pouvant être conservée dans son fixateur sans subir d’altération, et être analysée dans un second temps.

 

Newsletter numéro 1 – septembre 2011

INNOVATION

 

1-Suivre en temps réel le cheminement de vos analyses

C’est possible grâce à votre page privative de l’espace client www.ccpath.fr

Pourquoi attendre des semaines avant de recevoir un résultat et se demander pourquoi il n’est toujours pas disponible ?

Dans la plupart des cas, les résultats devraient être disponibles au plus tard 5 jours après réception des prélèvements. CCpath garantit l’envoi des comptes rendus d’analyse en 3 à 8 jours et vous offre la possibilité de suivre le cheminement de vos analyses en temps réel. Pour cela, inscrivez vous sur l’espace client CCpath.

CCpath met fin aux boîtes mail saturées, aux mails effacés par inadvertance ; les résultats sont disponibles 24h/24, 7J/7, à partir de n’importe quel poste informatique doté d’une connexion Internet.

Les comptes rendus sont détaillés et reprennent les références bibliographiques disponibles sur le sujet : « Nos prestations ».

 

FICHE PRATIQUE

 

2-Le mastocytome canin

Apport de la détermination de l’index de prolifération (marquage IHC de l’Ac ki67)

Le mastocytome est une tumeur mésenchymateuse à cellules rondes qui se caractérisent par un infiltrat plus ou moins dense de cellules au cytoplasme granuleux, métachromatique. Les mastocytomes muqueux et viscéraux sont considérés d’emblé comme des tumeurs malignes, par contre les mastocytomes cutanés (infiltration du derme et/ou de l’hypoderme) ont un comportement biologique qui dépend d’une part de leur caractéristique architecturale (grading histologique) et d’autre part du pouvoir prolifératif des cellules tumorales (indice de prolifération par Immuno-HistoChimie).

      • Le grading histologique utilisé est celui décrit par AK. Patnaïk en 1984 :
        « canine cutaneous mast cell tumor : morphologic grading and survival time in 83 dogs »; AK Patnaïk, WJ Ehler et EG MacEwen; Veterinary Pathology n°21; 469-474 ; 1984.
        Sont décrits trois grades histologiques distincts : grade I, II et III.
      • Un indice de prolifération de 10% a été validé par J. Abadie en 1999 comme seuil au dessous duquel le mastocytome cutané de grade histologique II pourra être considéré comme bénin et au dessus duquel il devra être considéré comme malin :

Approche thérapeutique des mastocytomes cutanés canins
Une démarche diagnostique et thérapeutique simplifiée :

Pour en savoir plus